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Être sans-abris c’est vivre dans une société parallèle où l’objectif principal est la survie. Passent alors en second plan l’hygiène et la santé (physique ou mentale). Tout en étant la norme ils sont invisibles, inconsidérés, relégués en habitants de seconde zone.

Être une femme à la rue ça passe par là, mais ça ne s’arrête pas là. Comme vous l’avez vu dans les extraits d’interviews réalisés en micro-trottoir à Bordeaux (qui seront diffusés en intégralité sur notre page Facebook), il faut en plus de cela faire face aux violences de genre et sexuelles.

Nous avons alors créé l’association Toutes à l’abri pour leur offrir un refuge bienveillant. Un espace où les règles changent et où elles seront actrices de ce changement.

 

À Bordeaux, comme dans beaucoup d’autres villes, répondre à ses besoins fondamentaux, comme se nourrir ou se doucher, est très difficile pour une femme en situation de précarité. Tout d’abord car les lieux s’y prêtant sont peu adaptés dans leur fonctionnement (peu d’espace individuels, pas d’intimité, temps et horaires très précis), mais surtout de par leur mixité.

Les femmes sont minoritaires dans la rue et elles le sont encore plus dans ces lieux qui leur laissent une très petite place d’expression. Il faut aussi prendre en compte que, dans certains cas, la mixité leur fait courir une grande insécurité.

Elles pourront trouver un espace intime où se doucher, accessible toute la journée avec le nécessaire d’hygiène (y compris des protections périodiques) et de quoi laver leur linge.

Ce sera un endroit sûr, les protégeant des intempéries, mais surtout leur offrant le calme et le repos nécessaire après une nuit en squat, en gare, en hôpital ou à la rue.

 

 

 

Contrairement aux lieux de distributions, les petits déjeuners et déjeuners seront organisés et pris collectivement.

Mais la cuisine sera aussi en libre accès toute la journée à condition d’amener sa nourriture. L’idée est de les laisser prendre possession des lieux, en les responsabilisant.

 

 

 

Le but est de changer le regard culpabilisant de la société et leur regard sur elles-mêmes, rétablir leur citoyenneté en leur donnant une place.

Toutes à l’abri sera un lieu de rencontres, où la parole sera libre et les femmes respectées et écoutées. Les repas et l’espace repos seront d’ailleurs propices à la discussion et au partage.

Des ateliers seront régulièrement organisés avec des professionnels bénévoles.

Nous proposerons une aide administrative, un groupe de parole (deux fois par mois), assuré par Flavie Valriviere, psychologue sociale, des ateliers beauté et créatifs ainsi qu’un accès à des soins vétérinaires pour leurs compagnons de toujours.

Nous sommes d’ailleurs ouvertes à toute personne bienveillante souhaitant participer (occasionnellement ou de façon plus régulière).

Vous pouvez nous contacter ici: contact@toutesalabri.fr  et nous suivre sur Facebook et Instagram